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Un mas qui attendait
En 2010, quand la famille Labails découvre le Mas des Thorades, le lieu dort depuis quarante ans. Les bâtiments sont dégradés. Les terres, en friche, portent encore les traces de cultures céréalières à faible valeur, blé et tournesol, sur un sol qui méritait mieux.
15 ans de restauration
Nous avons commencé par le bâti : restauration complète du mas, murs et toitures, fenêtres Renaissance et plafonds à la française compris.
Puis le foncier. Remettre les parcelles en état, préparer le sol, penser l’avenir. En 2021, le projet prend sa forme définitive : une exploitation oléicole de 15 000 arbres sur 12,5 hectares.
Quinze ans de travail, d’énergie et d’investissements séparent l’acquisition de la première récolte commercialisable, en 2025.
Un projet de vie
La famille vit sur la propriété. Le lien à cette terre est quotidien, concret, exigeant. L’olivier donne au lieu sa raison d’être. Il inscrit la famille dans la continuité d’un mas qui, sous d’autres noms et d’autres mains, a toujours servi le territoire.
« Sans mission agricole, le mas serait devenu une maison de vacances. L'olivier donne au lieu sa raison d'être. »
Delphine Labails
Agricultrice par choix
Diplômée d’école de commerce, Delphine a travaillé chez Nature & Découvertes, L’Occitane en Provence, puis pendant douze ans dans l’entreprise familiale où elle pilotait la direction administrative, comptable et financière.
En 2020, après la vente de l’entreprise, elle choisit de continuer à vivre et travailler en famille. Le Mas des Thorades attendait. Le projet oléicole s’est imposé.
À 39 ans, Delphine reprend les études. BPREA au lycée agricole de Saint-Rémy-de-Provence, spécialisation en conduite de verger oléicole. Aujourd’hui, elle a le statut de Jeune Agricultrice et dirige l’exploitation au quotidien.
« J’apprends tous les jours un métier où les résultats se mesurent en décennies. L'olivier que je plante aujourd'hui, c'est ma fille qui le verra à maturité. »
Un lieu historique et six siècles de propriétaires
Ancré dans son territoire depuis l'Antiquité Le Mas des Thorades apparaît sur les relevés topographiques de Graveson depuis plusieurs siècles. La famille Labails s’inscrit dans une lignée de propriétaires traçable depuis le XIVe siècle. L’histoire du lieu appartient au territoire. Le projet oléicole, lui, est neuf. C’est un choix assumé.
Antiquité — XVe siècle
Le Mas des Thorades est posé en bordure du Grand Clar, à Graveson. Les Romains avaient choisi cet endroit. Ils y ont bâti une « villae ». Le sol, l'eau, l'exposition : tout était déjà là. Au XIVe siècle, les Cordeliers d'Avignon tiennent le domaine. En 1470, Jean de Vaulx, trésorier des Finances du roi René, l'acquiert. Le lieu attire ceux qui savent lire un terrain.
XVIe — XIXe siècle
Pierre de Paris détache le mas du Château du Breuil et reconstruit les bâtiments. Fenêtres Renaissance, plafonds à la française. 58 hectares. En 1789, le domaine appartient à Joseph de Barrème de Châteaufort. Trois de ses frères finiront sous la guillotine. En 1877, c'est Alexandre Chayet qui achète, ingénieur polytechnicien, constructeur du viaduc ferroviaire Beaucaire-Tarascon. Des moines, un trésorier royal, un bâtisseur, un ingénieur. Ce lieu a toujours attiré des gens qui construisent.
XXe — XXIe siècle
Dans les années 70, l'exploitation s'arrête. Le mas se tait. Pendant quarante ans, les murs tiennent, les terres attendent. En 2010, Mireille, Daniel et Delphine rachètent la propriété. Ils la rénovent entièrement. Ils relancent un lieu. En 2021, le projet oléicole prend forme : 15 000 oliviers plantés sur 12,5 hectares. Tout est neuf. L'ambition est méthodique. 2025 : première récolte commercialisable.
« Redonner vie à une terre, cultiver l’excellence, s’inspirer des meilleures pratiques, être accessible, servir une économie locale. »
Nos huiles
Fruité vert, fruité mûr, olives maturées.
Trois caractères, une même exigence.
Des assemblages de variétés sélectionnées pour leurs profils aromatiques, pressées au moulin du Domaine de Bournissac, sous la supervision et l'expertise de Margaux et Eric Bayol.